Emplois dans l'énergie solaire

Jaroslav Holub · Mis à jour le 5 juin 2026

Cet article a été initialement rédigé en anglais et traduit en français.

L’énergie solaire convertit le rayonnement du soleil en électricité au moyen de cellules photovoltaïques et employait 7,2 millions de personnes dans le monde en 2024 - plus que toute autre source d’énergie renouvelable. La France, avec environ 49 500 emplois solaires et une capacité installée qui approche les 30 GW fin 2025, se situe au cinquième rang de l’UE pour l’emploi solaire - derrière l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et la Pologne - mais devant la Roumanie et la Hongrie.

Pour la transition énergétique, le solaire joue un rôle distinctif souvent sous-estimé : deux tiers des emplois solaires se concentrent dans l’énergie distribuée - toitures résidentielles et installations commerciales. Ces postes sont locaux et ne peuvent pas être délocalisés. La France y ajoute une spécificité : le cadre réglementaire de l’agrivoltaïsme, qui combine production d’électricité et agriculture, ouvre un champ professionnel inédit en Europe.

Centrale photovoltaïque de Castan dans le sud de la France

Centrale photovoltaïque de Castan dans le sud de la France. Photo: Raoul RIVES, CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

5,9 GW installés en 2025 et objectif PPE3 de 48 GW en 2030

La France a installé 5,9 GW de nouvelle capacité photovoltaïque en 2025 - un record - portant la puissance totale à près de 30 GW. L’accélération est nette : 3,1 GW en 2023, 4,6 GW en 2024, puis 5,9 GW en 2025. Le solaire représente désormais la source d’énergie renouvelable la plus dynamique du pays.

La PPE3 (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie), publiée en février 2026, fixe les objectifs à 48 GW de capacité solaire en 2030 et 55 à 80 GW en 2035. Ces chiffres ont été revus à la baisse par rapport aux ambitions initiales de la filière, qui espérait 54 à 60 GW en 2030. Atteindre 48 GW depuis les près de 30 GW actuels exige une moyenne d’environ 3,6 GW par an - un rythme que la France dépasse déjà. La CRE (Commission de Régulation de l’Énergie) a annoncé 2,9 GW de nouveaux appels d’offres PV dans le cadre de la PPE3.

Au niveau européen, l’emploi solaire a atteint 865 000 postes en 2024 selon SolarPower Europe. Ce record masque toutefois un ralentissement prévu en 2025, avec une baisse de 5 % liée au recul du marché résidentiel - segment à forte intensité d’emploi. La reprise est attendue à partir de 2026, avec un objectif de 916 000 emplois en 2029.

Géographie de l’emploi solaire en France

L’ensoleillement, la disponibilité foncière et les politiques régionales déterminent où se concentrent les postes.

Nouvelle-Aquitaine domine avec environ 6 GW de capacité installée mi-2025 - première région de France. Les vastes espaces agricoles des Landes et de la Gironde accueillent des centrales solaires de grande envergure, tandis que le solaire en toiture progresse dans les zones urbaines de Bordeaux et Poitiers.

Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec environ 2,6 GW raccordés fin 2024 et un taux d’ensoleillement parmi les plus élevés d’Europe, reste un foyer clé de la filière. Marseille et Aix-en-Provence abritent plusieurs sièges de développeurs solaires (Lightsource bp, DualSun). Fos-sur-Mer accueille la future gigafactory Carbon, qui devrait créer 3 000 emplois dans la fabrication de modules.

Occitanie, avec environ 4,7 GW début 2025, figure parmi les premières régions françaises pour le solaire. Montpellier s’est imposé comme un pôle solaire : Engie Green, Urbasolar, GenSun et Apex Energies y sont tous basés. La présence de l’école d’ingénieurs Sup’EnR à Perpignan - l’une des rares écoles d’ingénieurs françaises spécifiquement dédiées aux énergies renouvelables - alimente le vivier de talents régional.

Ces trois régions méridionales concentrent près de la moitié de la capacité solaire française, Auvergne-Rhône-Alpes complétant désormais le top quatre national. La croissance s’étend aussi vers le nord et l’est : Grand Est et Pays de la Loire approchent chacune les 1,6 GW, portés par le développement du solaire flottant sur d’anciennes carrières et plans d’eau.

Grille salariale

Les rémunérations dans le solaire varient fortement selon le poste, l’expérience et la localisation. Le tableau ci-dessous présente les fourchettes actuelles pour la France, la Belgique et la Suisse - les trois principaux marchés francophones.

Vue aérienne d'un parc solaire à grande échelle, la forme construite dominante du solaire à l'échelle des services publics

Vue aérienne d'un parc solaire à grande échelle, la forme construite dominante du solaire à l'échelle des services publics. Photo: Daniel Miksha, Unsplash License / Unsplash

Poste France Belgique Suisse
Installateur PV 25 000 - 40 000 € 30 000 - 45 000 € 74 000 - 90 000 CHF
Ingénieur solaire / BE PV 40 000 - 58 000 € 50 000 - 70 000 € 76 000 - 132 000 CHF
Chef de projet PV 35 000 - 55 000 € 45 000 - 65 000 € 80 000 - 141 000 CHF
Commercial PV 36 000 - 56 000 € 38 000 - 55 000 € 75 000 - 110 000 CHF
Chargé d’exploitation / O&M 34 000 - 55 000 € 35 000 - 50 000 € 70 000 - 100 000 CHF

Fourchettes basées sur des données 2025-2026 de HelloWork, SalaryExpert, Talent.com et du benchmark ELATOS/GreenUnivers 2025. Les postes commerciaux incluent souvent une part variable significative. Cours indicatif : 1 CHF ≈ 0,95 €.

Un déficit de 8 000 installateurs et 38 000 postes à créer d’ici 2030

Le déficit de main-d’œuvre est le trait dominant du marché de l’emploi solaire français. Selon le syndicat professionnel Enerplan, il manque environ 8 000 installateurs solaires en France. Cette pénurie touche l’ensemble de la chaîne : électriciens qualifiés - qui sont aussi disputés par l’éolien -, chefs de chantier, ingénieurs réseau. Construction21 évoque une pénurie de formations, de formateurs et d’installateurs qui freine structurellement le déploiement.

L’AIE prévient que les pénuries croissantes de compétences menacent la dynamique du secteur d’ici 2030 si la formation de nouveaux entrants qualifiés n’accélère pas. La PPE3 projette 38 000 emplois supplémentaires dans le photovoltaïque d’ici 2030. Pour les candidats qualifiés, la situation se traduit concrètement par un pouvoir de négociation élevé et des délais de recrutement raccourcis.

Métiers le long de la chaîne de valeur

Le secteur solaire offre une diversité de métiers plus large qu’on ne l’imagine.

Technicien solaire inspectant un système PV sur toiture

Technicien solaire inspectant un système PV sur toiture. Photo: Kindel Media, Pexels License / Pexels

Installation et chantier

Installateurs PV montent les modules sur des toitures et des structures au sol, câblent les systèmes, raccordent les onduleurs et mettent les installations en service. Le travail est physique et en extérieur - sur des toits et des échafaudages, par tous les temps. Une journée type commence au dépôt par le chargement du matériel, suivie d’un briefing sécurité sur site, puis du travail de montage. Les électriciens photovoltaïques assurent les raccordements entre l’installation, l’onduleur et le réseau.

Chefs de chantier coordonnent les équipes, gèrent la logistique, veillent au respect des normes de sécurité et s’assurent que les projets sont livrés dans les délais et budgets prévus.

Ingénierie et conception

Ingénieurs BE (bureau d’études) conçoivent les systèmes photovoltaïques à l’aide de logiciels spécialisés (PVsyst, Helioscope, AutoCAD). Ils simulent la production d’énergie, dimensionnent les composants, calculent les charges structurelles et produisent les dossiers de permis. Ce travail est principalement en bureau et de plus en plus accessible en télétravail.

Ingénieurs électriciens conçoivent l’électronique de puissance, le câblage et les systèmes d’intégration au réseau. Avec l’augmentation de la part du solaire dans le mix électrique et la complexité croissante des réseaux intelligents, la demande pour ces profils s’intensifie.

Développeurs identifient des sites adaptés - un processus impliquant des évaluations du potentiel solaire, de la télédétection et des études foncières -, négocient les baux, sécurisent les raccordements et pilotent les procédures d’autorisation.

Exploitation et maintenance

Les techniciens d’exploitation et maintenance solaire assurent le bon fonctionnement des installations après mise en service. Le quotidien comprend la surveillance des tableaux de bord, le diagnostic de sous-performances, l’inspection des panneaux et du câblage, l’entretien des trackers et le dépannage. Avec une base installée qui dépasse 31 GW rien qu’en France, ce segment est en croissance soutenue.

Analystes de performance et gestionnaires d’actifs suivent la production de portefeuilles entiers d’installations par l’analyse de données et des modèles de prévisions météorologiques, identifient les schémas de dégradation et optimisent la production.

Vente et gestion EPC

Commerciaux PV évaluent les besoins énergétiques des clients, conçoivent des propositions techniques et accompagnent le processus de vente. Dans le résidentiel, cela implique souvent des visites à domicile ; dans le commercial et l’installation solaire de grande puissance, les cycles sont plus longs.

Se former et se certifier

Capacité mondiale installée de PV solaire, année après année

Capacité mondiale installée de PV solaire, année après année. Source: Our World in Data, CC BY 4.0

Voie artisanale et technique

La majorité des postes d’installation ne nécessitent pas de diplôme universitaire. Le parcours type en France passe par un CAP Électricien (2 ans), suivi d’un BP (Brevet Professionnel) Électricien ou BTS Électrotechnique (2 ans). Pour travailler spécifiquement dans le photovoltaïque, la Mention Complémentaire Technicien en Énergies Renouvelables - option énergie électrique - ajoute une année de spécialisation après le CAP.

Un point crucial en France : pour que les clients bénéficient des aides publiques (MaPrimeRénov’, TVA réduite), l’entreprise installatrice doit détenir la qualification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) via la certification QualiPV délivrée par Qualit’EnR. QualiPV couvre les installations photovoltaïques raccordées au réseau jusqu’à 36 kVA, avec des modules distincts pour l’intégration au bâti (QualiPV Bât) et la partie électrique (QualiPV Élec). Cette certification est obtenue par l’entreprise, pas par l’individu, mais les employeurs recherchent activement des techniciens formés pour remplir les exigences de l’audit.

Ingénierie et management

Pour les postes d’ingénieur, les employeurs attendent généralement un diplôme d’école d’ingénieur ou un master en génie électrique, génie civil ou énergies renouvelables. Sup’EnR à Perpignan est la seule école d’ingénieurs française entièrement dédiée aux énergies renouvelables. Le Mastère Spécialisé ENR des MINES Paris-PSL (campus de Sophia Antipolis) figure parmi les formations les plus reconnues du secteur. L’Université Paris-Saclay et l’UPEC proposent aussi des masters orientés énergie.

La maîtrise de PVsyst, Helioscope ou AutoCAD est souvent exigée. Les postes de chef de projet bénéficient d’une certification PRINCE2 ou PMP.

Reconversion professionnelle

Le solaire est l’un des secteurs des énergies renouvelables les plus accessibles aux reconversions. Les profils les plus recherchés viennent de l’électricité et du bâtiment (électriciens, couvreurs, plombiers-chauffagistes), de l’industrie pétrolière et gazière (gestion de projet, HSE, ingénierie) et de l’IT (logiciels de conception, plateformes de monitoring, intelligence artificielle). Selon l’IRENA, la moitié des travailleurs des secteurs fossiles menacés de reconversion possèdent des compétences directement transférables.

Principaux employeurs

Électricien câblant une installation de batterie couplée à l'énergie solaire résidentielle

Électricien câblant une installation de batterie couplée à l'énergie solaire résidentielle. Photo: Pexels, Pexels License

Développeurs et producteurs indépendants

  • TotalEnergies - Courbevoie, plus de 2 GW de capacité renouvelable en France, top 3 des producteurs d’énergie renouvelable du pays
  • EDF Renewables - Paris-La Défense, plus de 13 GW développés dans le monde, rebaptisé EDF Power Solutions en 2025
  • Engie Green - Montpellier, environ 600 employés, 20 agences régionales, 1,1 GW de solaire installé en France
  • Neoen - Paris, environ 460 employés, 9,3 GW de capacité en opération, construction et gestion, constructeur de la centrale de Cestas (300 MWp)
  • Voltalia - Paris, modèle intégré développeur-EPC-IPP actif dans 20 pays
  • Akuo Energy - Paris, environ 500 employés, pionnier du solaire flottant et de l’agrivoltaïsme
  • Urbasolar (Axpo) - Montpellier, l’un des leaders des appels d’offres CRE avec plus de 900 MW attribués, plusieurs centaines de centrales en exploitation

Agrivoltaïsme et niches

  • TSE (Technique Solaire Energy) - Poitiers, environ 300 employés, leader français de l’agrivoltaïsme, lauréat French Tech 120 (2025)
  • Corsica Sole - Bastia, premier acteur français à combiner solaire et stockage à grande échelle (2015), leader européen du stockage insulaire
  • Reden Solar - Roquefort (Lot-et-Garonne), plus d’1 GW en exploitation dans 9 pays, produit aussi des modules PV sur site

EPC et exploitation

  • Equans (Bouygues) - Paris, 35 000 employés en France, 5,5 GW de solaire installé dans le monde
  • Eiffage Énergie Systèmes - Vélizy, plus de 4,3 GW installés, EPC de l’extension de Cestas (300 MWp)
  • Omexom (Vinci Energies) - Paris, EPC clé en main pour centrales au sol et solaire flottant
  • GenSun - Montpellier, 1,12 GWp en portefeuille, 3e opérateur national

Fabrication

  • Carbon - Paris et gigafactory à Fos-sur-Mer, pilote de 500 MW lancé en 2025, usine de 5 GW de cellules prévue fin 2026, projet d’intérêt national majeur
  • Voltec Solar - Dinsheim-sur-Bruche (Alsace), environ 120 employés, 500 MW de capacité, partenaire d’IPVF pour les modules tandem pérovskite-silicium
  • DualSun - Marseille (R&D) et Jujurieux (Ain), environ 80 employés, inventeur du panneau hybride PVT SPRING

Distribution

  • Rexel - Paris, environ 5 000 employés en France, l’un des plus grands distributeurs de matériel électrique au monde
  • Sonepar - Paris, plus grand distributeur privé de matériel électrique au monde, opère Alliantz (distributeur PV spécialisé)

Conditions de travail

Le travail de chantier est physique. Les installateurs passent de longues heures en extérieur, souvent sur des toitures par temps variable. Les chutes, les risques électriques et l’exposition à la chaleur sont les principaux dangers du métier. La réglementation française est stricte : le port des EPI est obligatoire, et l’inspection du travail peut sanctionner les manquements.

Travailleurs réalisant une installation de PV solaire sur toiture, le plus grand segment d'emplois solaires unique

Travailleurs réalisant une installation de PV solaire sur toiture, le plus grand segment d'emplois solaires unique. Photo: Raze Solar, Unsplash License / Unsplash

Part de l'électricité provenant des énergies renouvelables par pays, sur laquelle s'appuie la main-d'œuvre parentale du solaire PV

Part de l'électricité provenant des énergies renouvelables par pays, sur laquelle s'appuie la main-d'œuvre parentale du solaire PV. Source: Our World in Data, CC BY 4.0

Le cadre social français offre des protections spécifiques. La convention collective du bâtiment s’applique à la plupart des installateurs. Les 35 heures hebdomadaires sont la norme, avec des heures supplémentaires majorées. Les RTT, la mutuelle d’entreprise et les indemnités de trajet/panier sont courantes dans le secteur. L’intérim représente une part importante du recrutement sur chantier - c’est souvent une porte d’entrée.

La saisonnalité est modérée mais réelle. L’activité d’installation ralentit légèrement en hiver dans la moitié nord de la France. Dans le Sud (PACA, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine), la variation est moins marquée.

Les postes de bureau offrent de la flexibilité. Ingénieurs, chefs de projet et commerciaux bénéficient souvent d’horaires classiques avec une part croissante de télétravail. Les accords de télétravail à 2-3 jours par semaine sont devenus la norme dans les grandes entreprises du secteur.

La diversité reste un chantier. Selon l’IRENA, les femmes représentent environ 32 % des effectifs dans les énergies renouvelables au niveau mondial. Dans l’installation solaire en France, cette proportion est probablement inférieure. Plusieurs entreprises et fédérations professionnelles mènent des actions pour améliorer la représentation, mais les progrès restent inégaux.

Agrivoltaïsme, solaire flottant, pérovskite et BIPV

L’agrivoltaïsme est une spécialité française. La loi d’accélération des énergies renouvelables (mars 2023) a défini un cadre réglementaire pour les installations qui combinent production d’électricité et activité agricole. TSE développe des canopées solaires rotatives en partenariat avec l’INRAE. La France est parmi les premiers pays européens à structurer juridiquement cette filière.

Part de l'électricité solaire par pays

Part de l'électricité solaire par pays. Source: Our World in Data, CC BY 4.0

Le solaire flottant prend de l’ampleur. Q Energy a mis en service en juin 2025 la plus grande centrale solaire flottante d’Europe : Les Îlots Blandin en Haute-Marne, avec 74,3 MWp et 135 000 modules. Les anciennes carrières et plans d’eau offrent un potentiel considérable, sans conflit d’usage foncier.

Les cellules solaires pérovskites atteignent des rendements records. Fraunhofer ISE et KAUST ont annoncé 33,1 % de rendement pour une cellule tandem pérovskite-silicium en septembre 2025. Voltec Solar, en Alsace, collabore avec l’IPVF pour industrialiser cette technologie en France.

Le photovoltaïque intégré au bâtiment (BIPV) gagne en pertinence avec la directive européenne révisée sur la performance énergétique des bâtiments, qui exige une couverture croissante des besoins énergétiques sur site d’ici 2030.

Le solaire s’intègre également dans des configurations hybrides : les centrales hybrides qui couplent PV et stockage d’énergie deviennent la norme pour les nouveaux projets. Le solaire communautaire, le comptage et les solutions derrière le compteur gagnent du terrain à mesure que l’autoconsommation se développe. Les modules bifaciaux s’imposent dans les nouvelles centrales au sol, tandis que l’énergie solaire concentrée (CSP) conserve une niche dans les DOM-TOM et les projets de chaleur industrielle. Enfin, le repowering et le démantèlement des premières installations PV créent une nouvelle catégorie de missions techniques.

Article de Jaroslav Holub · Édité par l’équipe éditoriale de Rejobs