Emplois dans les énergies renouvelables · Évaluation du potentiel solaire
-
Sur site Poste contractuel Il y a un jour
-
ExpiréPuy-de-Dôme, FranceSur site Temps plein Il y a 45 jours
-
ExpiréRennes, France  + 1 localisationHybride Temps plein Il y a 2 mois
-
ExpiréCrissey, FranceHybride Temps plein Il y a 2 mois
-
ExpiréCrissey, FranceHybride Temps plein Il y a plus de 3 mois
-
ExpiréAuxerre, FranceHybride Temps plein Il y a plus de 3 mois
-
ExpiréPoitiers, France  + 1 localisationHybride Temps plein Il y a plus de 3 mois
-
ExpiréTroyes, FranceHybride Temps plein Il y a plus de 3 mois
Emplois en évaluation de la ressource solaire
L’évaluation de la ressource solaire mesure la quantité de rayonnement qu’un site reçoit réellement - global, direct et diffus (GHI, DNI, DHI) - et la convertit en une estimation défendable de l’électricité qu’une centrale solaire produira sur toute sa durée de vie. C’est l’analyse qui décide si un projet obtient son financement, et à quel coût du capital.
Le livrable central est une estimation de production exprimée en probabilités. L’analyste croise 10 à 20 ans de données satellitaires de rayonnement avec des mesures au sol issues de pyranomètres, construit une année météorologique type, puis simule la centrale pour obtenir un P50 (la production annuelle médiane) et un P90 (la production que la centrale dépassera neuf années sur dix). L’écart entre les deux a un poids commercial : sur une seule année de données, le P90 se situe en général 8 à 14 % sous le P50, et les banques dimensionnent la dette sur le P90, voire le P99, car elles ont besoin de la certitude que la centrale couvrira ses échéances même lors d’une année faible. Une ressource mal estimée, et c’est tout le modèle financier qui l’est.
La raison d’être de ce travail, c’est la variabilité d’une année à l’autre. L’analyse mondiale de Solargis pour 2025 a relevé un rayonnement jusqu’à 20 % au-dessus de la moyenne de long terme dans certaines régions et nettement en dessous ailleurs - un écart bien trop large pour qu’une banque retienne la production d’une seule année comme représentative. L’évaluation réduit cette incertitude à un chiffre qu’un financeur peut signer.
Une étiquette, deux métiers distincts
« Évaluation de la ressource solaire » recouvre un éventail de fonctions plus large que le terme ne le laisse penser. À un bout, on trouve les techniciens de relevé et les métreurs de site ; beaucoup des offres marquées ici sont des postes résidentiels chez des installateurs, où l’on analyse l’ombrage et vérifie l’aptitude de la toiture d’une maison. À l’autre bout, des météorologues et des ingénieurs de production modélisent le P90 d’une grande centrale solaire de 500 MW en quête de financement de projet. Les compétences, les salaires et les employeurs ne se recoupent presque pas : mieux vaut savoir vers quel bout on se dirige.
Qui recrute et avec quels outils
Le bout spécialisé se concentre autour de sociétés indépendantes d’ingénierie et de données - DNV, Solargis, Solcast, Vaisala et Meteotest (Meteonorm) - et des équipes internes des grands développeurs. En France, cela recouvre des employeurs comme IRISOLARIS, aux côtés de TotalEnergies, EDF Renouvelables et Neoen. La demande suit la taille des projets : les installations de plus de 500 kW ont représenté 34 % de la puissance raccordée en 2024, et la PPE 3 vise 48 GW en 2030 contre 30 GW fin 2025. Ce sont précisément ces centrales au sol qui exigent une estimation de production bancable.
La base, c’est la maîtrise des logiciels de simulation pour systèmes photovoltaïques (PVsyst, Solargis, PVcase) et une bonne notion de télédétection et de prévision météorologique. La différence se joue sur la compréhension de la propagation de l’incertitude, assez fine pour défendre un P90 devant le conseil technique du prêteur. Deux évolutions marquent le marché : les données infra-horaires de 5 à 15 minutes sont devenues la norme pour modéliser les pertes de midi dues à l’écrêtage de l’onduleur (clipping) que les données horaires masquent, et la frontière entre l’évaluation de la ressource et l’exploitation et maintenance d’une centrale en service s’estompe, car les mêmes flux satellitaires alimentent aujourd’hui le P50 avant construction comme le suivi de production en exploitation.
La discipline jumelle du côté éolien est l’évaluation du potentiel éolien, et les analystes passent de plus en plus de l’une à l’autre, car les projets hybrides et co-localisés vent-solaire réclament un récit unique de la ressource. Les profils les plus rares et les mieux payés sont ceux qui savent évaluer un site entier sur les deux technologies et défendre les chiffres en due diligence.
Dernière mise à jour le juil. 2, 2026 | Signaler un problème