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Emplois en efficacité énergétique dans les énergies renouvelables
Les professionnels de l’efficacité énergétique conçoivent, mettent en œuvre et vérifient les mesures qui réduisent la consommation d’énergie dans les bâtiments, l’industrie et les transports. À l’échelle mondiale, près de 18 millions de personnes travaillaient dans ce domaine en 2024, soit une hausse de 6 % en un an - ce qui en fait l’un des segments les plus dynamiques de la transition énergétique.
Ce que recouvre le métier en France
Le champ d’intervention est plus large qu’on ne l’imagine. Les auditeurs énergétiques évaluent les bâtiments et sites industriels pour repérer les gisements d’économies. Les spécialistes en rénovation énergétique réalisent les travaux concrets : isolation, remplacement de systèmes de chauffage, installation de pompes à chaleur. Les consultants en performance énergétique des bâtiments modélisent la consommation et vérifient que les gains promis sont atteints. Côté industrie, des ingénieurs process optimisent les lignes de production, les systèmes d’air comprimé et la récupération de chaleur. De plus en plus, des analystes de données exploitent la supervision en temps réel et les systèmes de gestion de l’énergie pour piloter finement la consommation des bâtiments tertiaires.
Ce qui distingue ces postes dans les énergies renouvelables, c’est le défi d’intégration. Installer une pompe à chaleur est une chose ; la faire fonctionner de manière optimale avec du solaire en toiture, une batterie et un tarif réseau dynamique en est une autre.
Le contexte français
La France fait face à un défi colossal : rénover 30 millions de résidences principales pour atteindre ses objectifs climatiques. Selon l’ADEME, environ 227 000 personnes travaillent déjà dans la rénovation énergétique, mais la DARES estime qu’il faudra entre 170 000 et 250 000 emplois supplémentaires d’ici 2030. L’institut négaWatt, avec son outil Eclore, projette 620 000 emplois mobilisés d’ici 2050 - des postes majoritairement non délocalisables.
Le dispositif MaPrimeRénov’, doté de 3,6 milliards d’euros en 2026, reste le principal levier de financement. La réforme du DPE au 1er janvier 2026 - avec l’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9 - a reclassé 850 000 logements, mais des millions de passoires thermiques (classes F et G) restent à traiter. Le marché de la rénovation progresse de 6,1 % par an entre 2025 et 2030, porté par ces obligations réglementaires.
Qui recrute
IRISOLARIS, entreprise française spécialisée dans les solutions solaires et l’efficacité énergétique, recrute régulièrement pour des postes liés à l’intégration photovoltaïque et à la performance des bâtiments. À l’international, 1KOMMA5° embauche en installation de pompes à chaleur, gestion énergétique et intégration solaire-stockage, tandis qu’Octopus Energy recrute sur le comptage intelligent, l’isolation et l’optimisation par la donnée.
Pénurie de compétences et perspectives
L’investissement mondial dans l’efficacité énergétique a atteint près de 800 milliards de dollars en 2025, mais le secteur ne trouve pas assez de main-d’œuvre pour déployer ces budgets. Selon l’AIE, 72 % des entreprises font face à des pénuries critiques de recrutement. En France, trois catégories de métiers sont particulièrement recherchées : les prescripteurs (auditeurs, diagnostiqueurs DPE), les techniciens (installateurs, chauffagistes, ventilistes) et les coordinateurs (chefs de projet rénovation, accompagnateurs Rénov’). Le métier de ventiliste, quasi inexistant il y a dix ans, devrait nécessiter 63 000 emplois en 2035.
L’écart entre le rythme actuel d’amélioration de l’efficacité énergétique - 1,8 % en 2025 - et l’objectif COP28 de 4 % par an d’ici 2030 reste considérable. Pour les candidats, cela se traduit par une demande soutenue dans des métiers variés, du terrain à la stratégie, avec la certitude que le goulet d’étranglement n’est pas le financement mais bien les compétences.
Dernière mise à jour le avr. 9, 2026 | Signaler un problème
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