L'énergie géothermique exploite la chaleur naturelle du sous-sol terrestre pour produire électricité et chauffage, avec un facteur de capacité qui dépasse régulièrement 90 % - un niveau qu'aucune autre énergie renouvelable n'atteint. Le secteur employait 91 500 personnes dans le monde en 2024 pour la production d'électricité et le chauffage urbain, et l'AIE projette une multiplication par six - jusqu'à 1 million d'emplois d'ici 2030 - si les systèmes géothermiques de nouvelle génération tiennent leurs promesses. Pour la transition énergétique, cette source remplit une fonction que le solaire et l'éolien ne peuvent pas assurer : une production de base 24h/24, indépendante de la météo, capable de décarboner le chauffage - qui représente près de la moitié de la consommation énergétique finale en Europe.
La France est un acteur discret mais ancien de la géothermie. Le Bassin parisien exploite l'aquifère du Dogger depuis les années 1970, avec 78 installations de géothermie profonde fin 2022. Le site pilote de Soultz-sous-Forêts, en Alsace, a été le premier projet européen de géothermie stimulée (EGS). Mais jusqu'à récemment, les ambitions restaient modestes. Le Plan géothermie de décembre 2023 et la PPE3 changent la donne.
Le plan géothermie : la France accélère
Le gouvernement français a publié en décembre 2023 un plan d'action pour accélérer le déploiement de la géothermie, avec des objectifs ambitieux. La PPE3 fixe des cibles de 10 TWh par an de géothermie profonde et 6 TWh de géothermie de surface d'ici 2030, puis 15-18 TWh et 8-10 TWh respectivement d'ici 2035. La production actuelle - environ 2 TWh de géothermie profonde et 4 TWh via les pompes à chaleur géothermiques - devra donc tripler en six ans pour la filière profonde.
Le Fonds Chaleur, géré par l'ADEME, dispose d'un budget de 520 millions d'euros pour soutenir les projets de chaleur renouvelable, dont la géothermie. Le plan prévoit également la simplification des procédures de permis de recherche, la couverture du risque géologique par un fonds de garantie, et un objectif de +40 % de nouveaux projets profonds d'ici 2030. La filière géothermique française, estimée à environ 2 500 emplois directs et indirects en géothermie profonde (hors pompes à chaleur), devra croître significativement pour répondre à cette ambition.
Pour les candidats, cette accélération institutionnelle crée un marché en tension structurelle : les projets se multiplient mais les compétences spécialisées - génie géotechnique, forage, ingénierie de réservoir - restent rares.
Géographie des emplois : du Bassin parisien aux volcans du Pacifique
Île-de-France : le berceau du chauffage géothermique
L'Île-de-France concentre 58 des 78 installations françaises de géothermie profonde. L'aquifère du Dogger, situé entre 1 500 et 2 000 mètres sous Paris, fournit de l'eau à 60-85 °C qui alimente des réseaux de chauffage urbain desservant des dizaines de milliers de logements. La CPCU (Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain), Engie, Dalkia et les syndicats intercommunaux gèrent ces réseaux depuis des décennies. Les emplois y sont essentiellement urbains : opérateurs de réseaux, techniciens de maintenance, ingénieurs hydrauliques, responsables d'exploitation.

Canalisations de chauffage urbain géothermique sous une rue en Islande. Source : Stig Nygaard / CC BY 2.0
Alsace : la géothermie profonde et le lithium
L'Alsace, située sur le fossé rhénan, offre des gradients géothermiques exceptionnels - les températures dépassent 150 °C à 3 000 mètres de profondeur. Le site pilote de Soultz-sous-Forêts, opérationnel depuis 2008, a démontré la faisabilité de la géothermie stimulée en Europe. Rittershoffen (Roquette Frères) fonctionne depuis 2016 comme la première centrale d'énergie thermique géothermique industrielle en France, fournissant 24 MW de chaleur à une amidonnerie. L'Arverne Group, coté en bourse depuis 2023, prévoit d'extraire du lithium géothermal des saumures alsaciennes - un croisement entre géothermie et industrie minière qui ouvre un nouveau segment d'emploi, à la jonction entre énergie renouvelable et chaîne d'approvisionnement de l'hydrogène vert et des batteries. L'entreprise vise 4 TWh/an de chaleur géothermique et 27 000 tonnes de lithium d'ici 2031.
Le projet de Strasbourg-Vendenheim a cependant rappelé les risques : des séismes induits en 2020 ont conduit à l'arrêt des opérations et renforcé les exigences réglementaires. Pour les ingénieurs, cette expérience a imposé une spécialisation accrue en sismologie induite et en gestion du risque géologique.
Outre-mer : la seule production d'électricité géothermique française
La centrale de Bouillante, en Guadeloupe, est la seule installation française de production d'électricité géothermique - 15 MW exploitant la chaleur volcanique de l'arc antillais. Des études sont en cours en Martinique (projet Montagne Pelée) et à La Réunion. Ces projets en zone volcanique offrent des postes comparables à ceux des grandes centrales géothermiques mondiales : opérateurs de turbines, ingénieurs de réservoir, géologues.
Le marché international

Capacité géothermique installée par pays. Version interactive. Source : Our World in Data / CC BY 4.0
La capacité mondiale installée atteint 17 173 MW fin 2025, dominée par les États-Unis (3 953 MW), l'Indonésie (2 742 MW), les Philippines (1 984 MW) et la Turquie (1 797 MW). En Europe, l'Italie mène avec 916 MW et 34 centrales en Toscane exploitées par Enel Green Power. L'Islande tire 97,4 % de son chauffage de la géothermie et reste le premier employeur géothermique par habitant.
Pour un candidat francophone, les marchés les plus accessibles sont la France (réseaux de chauffage, EGS), l'Islande (centrales et chauffage, anglais suffisant), et les pays africains francophones avec un potentiel géothermique - notamment Djibouti et les Comores. Les pays à forte capacité comme l'Indonésie et le Kenya recrutent des ingénieurs expatriés, en particulier pour le forage et l'ingénierie de réservoir.
Technologies et réalités de terrain
La géothermie recouvre au moins quatre métiers distincts, chacun avec ses propres conditions de travail.
Centrales électriques : flash, cycle binaire et vapeur sèche
Les centrales à vapeur sèche (Larderello en Italie, The Geysers en Californie) et les centrales à séparation de vapeur (flash) dominent la production mondiale. Opérer une centrale géothermique ressemble par certains aspects à une centrale thermique classique - surveillance des turbines, gestion des condenseurs, maintenance préventive - mais avec des contraintes spécifiques : la corrosion par les saumures géothermiques, le dépôt de silice dans les tuyauteries, et la gestion du sulfure d'hydrogène (H₂S).
Les centrales à cycle binaire (ORC - Organic Rankine Cycle) constituent la majorité des nouvelles installations. Elles exploitent des ressources à plus basse température (< 180 °C) via un fluide de travail secondaire, sans que l'eau géothermique ne touche la turbine. Les fabricants européens Turboden et Exergy International fournissent l'essentiel des équipements ORC. Connaître ces systèmes est un avantage concurrentiel réel sur le marché de l'emploi.
Géothermie stimulée (EGS) : la rupture technologique

Trépan de forage pour un puits géothermique. Source : Robin Muller / CC BY-SA 3.0
Les Systèmes Géothermiques Stimulés (EGS) créent des réservoirs artificiels dans de la roche chaude sèche en la fracturant par stimulation hydraulique et thermique. C'est le moment où la géothermie emprunte massivement au savoir-faire pétrolier : forage directionnel, fracturation, instrumentation de fond de puits. Fervo Energy a sécurisé 421 millions de dollars de financement en mars 2026 pour son projet Cape Station (Utah, 100 MW), utilisant des techniques de forage horizontal empruntées au gaz de schiste. Eavor Technologies a produit la première électricité commerciale au monde à partir d'un système en boucle fermée en décembre 2025 à Geretsried, en Bavière - sans fracturation ni aquifère naturel, à 4,5 km de profondeur.
L'investissement dans la géothermie de nouvelle génération a atteint 2,2 milliards de dollars en 2025, contre 22 millions en 2018. L'AIE estime que les coûts pourraient chuter de 80 % d'ici 2035, rendant la géothermie stimulée compétitive à environ 50 $/MWh. Pour les professionnels du pétrole et du gaz, c'est la passerelle de reconversion la plus directe vers les énergies renouvelables.
Chauffage urbain et usage direct
Le chauffage urbain géothermique alimente des réseaux de canalisations transportant de l'eau chaude (60-90 °C) des puits aux bâtiments. En Île-de-France, les réseaux desservent des dizaines de milliers de logements. Innargi construit au Danemark la plus grande installation de chauffage géothermique de l'UE, à Aarhus, et a signé un contrat pour 39 000 clients à Copenhague. Stadtwerke München en Allemagne vise 560 000 foyers raccordés d'ici 2040.
Les emplois en chauffage urbain sont moins isolés que ceux des centrales : les réseaux desservent des villes. Mais le travail implique la gestion de réseaux hydrauliques complexes, le diagnostic de fuites, la coordination avec les collectivités et l'intégration avec les réseaux intelligents de gestion de la chaleur. C'est un métier à la croisée du génie civil, de l'hydraulique et de l'urbanisme.

Paysage géothermique dans les Colline Metallifere, Toscane, où Enel Green Power exploite 34 centrales. Source : Paul Gipe / CC BY-SA 4.0
Pompes à chaleur géothermiques : un marché distinct
Les pompes à chaleur géothermiques (ou géosondes) exploitent la chaleur à faible profondeur (1 à 200 mètres) via des boucles enterrées. Le marché français comptait environ 200 000 installations en 2020, et le secteur des pompes à chaleur au sens large (aérothermie incluse) représentait 34 500 ETP en 2022 - un triplement depuis 2017. L'installation de PAC géothermiques est un travail physique, en extérieur : creusement de tranchées, pose de sondes, raccordement de l'unité, mise en service. C'est plus proche du métier de chauffagiste que de l'ingénierie de réservoir, mais la demande est forte et les perspectives de croissance liées à l'électrification du chauffage.
Conditions de travail : ce qu'il faut savoir
La géothermie profonde impose des contraintes que d'autres énergies renouvelables n'ont pas. Les sites de forage et les centrales se situent là où la géologie le permet - zones volcaniques, rifts, bassins sédimentaires profonds. En France, les chantiers de forage alsaciens ou les centrales outre-mer impliquent des déplacements. À l'international, les postes en Indonésie, au Kenya ou en Islande supposent une mobilité géographique importante.

Centrale géothermique de Mutnovsky, Kamtchatka, Russie. Source : Nikita Zhuravlev / CC BY-SA 4.0
Les rôles de terrain fonctionnent généralement en rotation : 15 jours de travail / 5 jours de repos, ou 14/7, avec des postes de 12 heures. Les forages fonctionnent 24h/24 une fois le rig mobilisé. Les techniciens travaillent en extérieur par tous les temps, exposés aux températures extrêmes, aux saumures corrosives et au H₂S. Le port d'équipements de protection - casque, gants, protections auditives, masque respiratoire - est obligatoire.
Les postes de bureau existent : ingénieurs réservoir modélisant les flux souterrains, développeurs négociant les permis, analystes financiers structurant les projets. Mais même ces rôles impliquent des visites sur site régulières. Les rémunérations reflètent ces contraintes - la géothermie paie systématiquement au-dessus de la moyenne des énergies renouvelables pour les postes techniques.
Grille salariale
| Poste | France | Allemagne | Islande |
|---|---|---|---|
| Ingénieur géothermicien | 35 000 - 60 000 € | 80 600 € | ~85 000 € (ISK 12,9M) |
| Géologue / Géophysicien | 38 000 - 65 000 € | - | ~93 000 - 106 000 € (ISK 14-16M) |
| Ingénieur réservoir | 56 000 - 97 000 € | 95 400 € | - |
| Ingénieur de forage | 57 000 - 103 000 € | - | - |
| Chef de projet | 40 000 - 55 000 € | - | - |
| Opérateur chauffage urbain | 27 000 - 40 000 € | 51 900 € | - |
| Installateur PAC | 24 000 - 40 000 € | 40 400 € | - |
Données 2024-2026. Sources : HelloWork, SalaryExpert, Glassdoor, ERI, Olecio. Les fourchettes françaises couvrent débutant à confirmé. Les chiffres islandais en ISK sont convertis au cours indicatif de 1 ISK ≈ 0,0066 €. Les postes de forage et de réservoir bénéficient d'une prime liée à la rareté des compétences et aux conditions de terrain.
L'écart salarial entre la géothermie profonde et les pompes à chaleur est significatif. Un ingénieur de forage senior peut dépasser 100 000 € en France, tandis qu'un installateur PAC débutant se situe autour de 24 000 €. Cet écart reflète la complexité technique, les contraintes de mobilité et la rareté des profils qualifiés en géothermie profonde.
Principaux employeurs
Production d'électricité et chaleur géothermique
- Enel Green Power - Italie. Exploite les 34 centrales géothermiques de Toscane (1 100 MW, 6 TWh/an), dont Larderello - la plus ancienne centrale géothermique du monde. Prévoit 3 milliards d'euros d'investissement pour deux nouvelles centrales de 100 MW d'ici 2030. Environ 700 employés à Larderello.
- Ormat Technologies - États-Unis/Israël. Seul groupe intégré verticalement dans la géothermie : conception, construction, exploitation. 1 340 MW de portefeuille, ~1 500 employés, chiffre d'affaires de 990 millions de dollars en 2025.
- Pertamina Geothermal Energy - Indonésie. Plus grand opérateur géothermique au monde avec 1 932 MW de capacité totale. 20 centrales, coté à la bourse de Jakarta.
- Contact Energy - Nouvelle-Zélande. A inauguré la centrale Tauhara (174 MW, 924 millions NZD) en novembre 2024. Construit Te Mihi Stage 2 (101 MW, livraison 2027).
Chauffage urbain et géothermie directe
- Storengy (ENGIE) - France. Filiale d'ENGIE spécialisée dans le stockage souterrain et la géothermie. Projet Plaine de Garonne Énergies à Bordeaux (43 millions d'euros, 60 MWth, 25 km de réseau). Projet Geopulse en Auvergne.
- Innargi - Danemark. Développe les plus grands systèmes de chauffage géothermique de l'UE. Aarhus opérationnelle, Copenhague en développement (39 000 clients).
- Reykjavik Energy / ON Power - Islande. Exploite Hellisheiði (303 MW électricité, 200 MWth chauffage). Fournit le chauffage géothermique à ~90 % des bâtiments de Reykjavik.
Géothermie de nouvelle génération
- Arverne Group - France. ~150 employés, siège à Haguenau (Alsace). Coté en bourse (2023), valorisation de 300+ millions d'euros. Double activité : géothermie profonde et extraction de lithium géothermal. Premier forage à Schwabwiller fin 2025.
- Fervo Energy - États-Unis. Développeur EGS leader. Cape Station (Utah) : 100 MW opérationnels début 2027, extension à 500 MW. Pilote de 3,5 MW alimentant les centres de données Google. 462 millions de dollars levés.
- Eavor Technologies - Canada. Système en boucle fermée (Eavor-Loop) sans fracturation. Première électricité commerciale à Geretsried (Bavière) en décembre 2025. 139 millions de dollars levés avec le soutien de la BEI et du Fonds Innovation de l'UE.
- Celsius Energy - France. Spécialisée dans la géo-énergie de surface pour le chauffage et le refroidissement des bâtiments. Remporte le plus grand projet de sondes géothermiques de France à Ferney-Voltaire (40 000 mètres linéaires, 173 puits).
Forage et services
- Iceland Drilling Company - Islande. Plus de 70 ans d'expérience en forage géothermique, construction de puits haute température dans le monde entier.
- Baker Hughes - États-Unis. Fournit la technologie de forage, les trépans pour températures > 200 °C, et les équipements ORC. Contrat pour cinq centrales ORC pour Fervo (300 MW).
- SLB (Schlumberger) - États-Unis. A acquis GeothermEx, le plus grand cabinet de conseil géothermique de l'hémisphère ouest. Services complets : évaluation de ressources, forage, développement.
Pompes à chaleur
- Viessmann Climate Solutions - Allemagne. Acquis par Carrier Global pour 12 milliards d'euros. Production en France, Allemagne, Royaume-Uni et Chine.
- NIBE Group - Suède. Leader européen des PAC géothermiques.
- Stiebel Eltron - Allemagne. 50 ans de fabrication de PAC. Chiffre d'affaires dépassant 1 milliard d'euros en 2024. 600 millions d'euros d'investissement pour augmenter la capacité de production.
- Daikin - Japon/Europe. Plus de 1,3 million de PAC vendues en Europe. Nouvelle usine en Pologne (> 300 millions de dollars).

Site de forage géothermique du projet GeneSys, Hanovre, Allemagne. Source : T. Agemar / CC BY 4.0
Reconversion : quels profils transitionnent vers la géothermie
Le secteur le plus proche est le pétrole et le gaz. Forage directionnel, construction de puits, cimentation, gestion des fluides de forage, instrumentation de fond de puits - ces compétences se transfèrent quasiment à l'identique. Les rigs sont les mêmes, les procédures sont similaires, le vocabulaire est partagé. Les différences : des températures plus élevées (300 °C+ contre 150 °C), des puits à durée de vie plus longue, et une réinjection plutôt qu'une courbe de déclin. Fervo Energy a recruté des vétérans de Halliburton et BHP pour construire ses équipes.
Les techniciens CVC et frigoristes transitionnent vers l'installation de PAC géothermiques et l'exploitation de centrales à cycle binaire. Comprendre les échangeurs de chaleur, les boucles de fluide et la thermodynamique fournit l'essentiel du socle nécessaire.
Les ingénieurs en génie civil trouvent des débouchés naturels dans le développement de projets de chauffage urbain, la construction d'infrastructures de site et l'aménagement des plateformes de forage. La gestion des permis, la conformité environnementale et la planification de chantier mobilisent les mêmes compétences, que l'on construise une route ou une centrale géothermique.
Les professionnels des mines - foreurs de roche dure, ingénieurs miniers - comprennent les contraintes du travail en profondeur. Les projets EGS et de géothermie supercritique, qui forent à 4-10 km dans de la roche cristalline, présentent des recoupements significatifs avec les opérations minières profondes.
Formation en France
Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), basé à Orléans, est l'organisme de référence pour la recherche géothermique en France. L'École et Observatoire des Sciences de la Terre (EOST) de Strasbourg forme des géophysiciens et géologues dont certains se spécialisent en géothermie - la proximité des projets alsaciens n'est pas un hasard. Mines ParisTech et l'ENSEGID (Bordeaux INP) proposent des cursus en géosciences appliquées incluant la géothermie. Pour les installateurs de PAC, les formations qualifiantes RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) durent quelques semaines et constituent le sésame du métier.

Centrale géothermique de Bjarnarflag et le Lac Bleu, Islande. Source : Jakub Halun / CC BY 4.0
Une énergie qui ne s'arrête jamais - et les emplois qui vont avec
La géothermie ne dépend ni du vent, ni du soleil, ni du stockage d'énergie. Elle produit de la chaleur et de l'électricité en continu, avec un facteur de capacité supérieur à 90 %. Chaque mégawatt installé crée 26 à 34 emplois pendant la construction et 1,2 à 1,7 emploi permanent pendant 30 à 50 ans d'exploitation - une densité d'emploi par mégawatt supérieure à l'éolien (19 emplois/MW) et au solaire (12 emplois/MW). La France, avec son plan d'accélération, son aquifère du Dogger, ses projets alsaciens et ses ambitions ultramarines, offre un marché en construction où les compétences sont rares et les perspectives réelles. La question n'est pas de savoir si le secteur va croître - les objectifs de la PPE3 l'imposent. La question est de savoir si suffisamment de professionnels qualifiés seront prêts à répondre à la demande.
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