Vous ne trouvez pas le poste idéal ? Rejoignez notre Talent Pool
Emplois en Électronique et systèmes embarqués dans les énergies renouvelables
Les métiers de l’électronique et des systèmes embarqués dans les énergies renouvelables
Les ingénieurs en électronique et en systèmes embarqués conçoivent les cartes, les capteurs et le micrologiciel des onduleurs, batteries, pompes à chaleur, bornes de recharge et compteurs : les microcontrôleurs et boucles de régulation qui permettent à un équipement énergétique de mesurer, commuter, communiquer et se protéger.
Presque chaque appareil d’un système électrique moderne est devenu un petit ordinateur connecté, et le micrologiciel est ainsi devenu une affaire de sécurité du réseau. Une étude réalisée par DNV pour SolarPower Europe a établi qu’une compromission ciblée de 3 GW de capacité de production pourrait avoir de lourdes conséquences pour le réseau européen, alors qu’une douzaine de fabricants pilotent déjà bien plus de 3 GW à distance à travers leurs onduleurs connectés. Sur les 14 domaines de risque évalués, trois ont été jugés critiques.
Cartes, micrologiciel et essais
Les ingénieurs hardware dessinent les circuits de mesure, de commande et de communication : capteurs de courant et de tension, drivers de grille pour les semi-conducteurs de puissance, interfaces de communication isolées, alimentations auxiliaires. Les routeurs PCB transforment ces schémas en cartes capables de supporter la chaleur, les vibrations et le bruit électromagnétique d’un étage de conversion voisin. Ce travail côtoie celui de l’électronique de puissance, qui conçoit les étages haute puissance ; l’ingénieur embarqué prend en charge la commande et la supervision qui les entourent.
Les développeurs de micrologiciel écrivent en C ou en C++ le code qui tourne sur ces cartes, souvent sous un système temps réel : régulation, protections, gestion des états, mise à jour à distance. Dans une batterie, c’est le système de gestion de batteries qui estime l’état de charge et coupe une cellule avant l’emballement thermique. Dans une pompe à chaleur, c’est la carte de commande qui pilote le compresseur à vitesse variable et le dégivrage. Les métrologues et techniciens d’essais complètent les équipes, car chaque carte doit passer les tests de compatibilité électromagnétique et les normes de raccordement au réseau avant sa mise sur le marché.
La cybersécurité entre dans le cahier des charges
Le règlement européen sur la cyberrésilience change la nature du poste. Ses obligations de signalement des vulnérabilités s’appliquent depuis le 11 septembre 2026, et l’essentiel des exigences, de la sécurité dès la conception à la gestion des mises à jour pendant toute la durée de vie du produit, entrera en vigueur le 11 décembre 2027. Un fabricant d’onduleurs ou de bornes doit donc prouver que son démarrage est sécurisé, que ses mises à jour sont signées et qu’il sait corriger une faille sur un parc déjà installé. Les ingénieurs embarqués qui connaissent aussi la cybersécurité des équipements industriels voient leur valeur monter à chaque échéance du règlement.
Qui recrute
Berlin, Munich, Erlangen et Hambourg concentrent une grande partie des offres, portées par les fabricants de batteries domestiques comme sonnen, les fabricants de compteurs comme Landis+Gyr et les constructeurs de pompes à chaleur. Louvain et Delft apportent des postes plus proches de la recherche, tandis que la fusion nucléaire recrute des électroniciens aux États-Unis chez Helion Energy ou Commonwealth Fusion Systems. En France, la filière s’appuie sur les grands industriels de la distribution électrique et sur les fabricants de bornes et d’onduleurs, qui cherchent des profils capables de passer du schéma au micrologiciel.