Emplois dans les énergies renouvelables · Science des données
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Emplois en data science dans les énergies renouvelables
Les data scientists des énergies renouvelables conçoivent les modèles statistiques et d'apprentissage automatique qui prévoient la production, équilibrent le réseau en temps réel, optimisent la performance des actifs et transforment les flux de capteurs issus des éoliennes, des onduleurs PV et des batteries en décisions de trading et de maintenance. Le métier se tient à la croisée de la météorologie, des marchés de l'électricité et de l'ingénierie physique, ce qui le distingue de la data science d'entreprise classique.
L'emploi mondial dans les renouvelables a atteint 16,6 millions de postes en 2024 selon la Revue annuelle IRENA-ILO, et la part analytique progresse à mesure que l'automatisation rogne les marges sur les rôles routiniers. En France, les profils techniques à double compétence dépassent 90 000 euros bruts après quelques années d'expérience; un data scientist senior en smart grids ou prévision EnR se situe couramment entre 55 000 et 75 000 euros bruts à Paris, davantage en climate tech bien financée.
Ce que cherchent les employeurs
Les postes se regroupent en trois archétypes. Les forecasting data scientists prédisent production et demande sur des horizons de cinq minutes à deux ans, le rôle central chez des fournisseurs comme OVO Energy, des producteurs comme NextEra Energy et des gestionnaires de réseau comme Enexis. Les analystes quantitatifs modélisent la valorisation des PPA, la couverture et l'exposition au marché d'ajustement pour les desks de trading. Les ingénieurs ML et analytics engineers mettent les modèles en production aux côtés des équipes ingénierie des données et DevOps. Niches bien payées: data scientists Smart Charging chez les acteurs de la mobilité électrique et Principal Plasma Data Scientists chez les startups de fusion nucléaire.
Les compétences qui font monter la rémunération
Le socle, c'est Python, SQL et un entrepôt de données cloud, doublé d'une solide analyse statistique et d'apprentissage automatique. La prime arrive avec la profondeur métier: prévision numérique du temps (ECMWF, ICON), simulation des flux de puissance, mécanique du marché de gros ou traitement de données SCADA à la sous-seconde. La prévision probabiliste (régression quantile, conformal prediction) est désormais standard sur tout poste touchant l'équilibrage ou le trading. L'apprentissage par renforcement quitte la recherche pour la production sur le pilotage de batteries et la charge intelligente VE.
Où va le métier
Trois bascules redessinent le rôle. D'abord, l'IA générative écrase le coût du travail analytique de base et pousse les data scientists vers des problèmes métier que les machines ne savent pas encore résoudre, ce qui en renouvelables veut dire SCADA bruité, historiques d'actifs lacunaires ou raisonnement contrefactuel sur le design de marché. Ensuite, les centrales virtuelles et l'agrégation derrière le compteur créent une demande pour des modèles prédictifs qui gèrent des milliers de petits actifs plutôt qu'une poignée de grands. Enfin, les équipes IA pour l'énergie sont devenues standard chez les scale-ups comme Kiwigrid, Eliq et Gridware, où le data scientist est aussi attendu sur la livraison produit. La carrière récompense de plus en plus ceux qui lisent un compte de résultat et un schéma unifilaire dans la même semaine.
Dernière mise à jour le juin 8, 2026 | Signaler un problème