Emplois en Concertation et relations avec les parties prenantes dans les énergies renouvelables
Les métiers de la concertation et des relations avec les parties prenantes dans les énergies renouvelables
La concertation et les relations avec les parties prenantes consistent à associer riverains, élus, agriculteurs, associations et services de l’État à un projet énergétique, de l’étude de faisabilité à l’exploitation. L’objectif est d’obtenir et de conserver l’acceptation locale, sans laquelle un parc ou une ligne ne se construit pas.
Un métier devenu central
Dans les renouvelables, le principal risque d’un projet est rarement technique. Un parc éolien terrestre peut être retardé de plusieurs années par un recours, une ligne à haute tension par l’opposition d’une commune, un parc en mer par un conflit avec les pêcheurs. Les chargés de concertation interviennent donc très tôt : rencontres avec les maires, permanences publiques, ateliers avec les riverains, négociation des mesures d’accompagnement et du financement participatif.
La France encadre fortement cette démarche. La Commission nationale du débat public a organisé du 20 novembre 2023 au 26 avril 2024 le débat « La mer en débat » sur la planification de l’éolien en mer et des usages maritimes : plus de 375 événements sur les quatre façades métropolitaines, et 18 000 contributions écrites déposées en ligne. Chaque parc issu de cette planification passe ensuite par sa propre concertation, puis par l’enquête publique. Le métier touche ainsi de près aux autorisations administratives et au développement de projets renouvelables.
Le réseau électrique, gros employeur de concertation
Les gestionnaires de réseau recrutent eux aussi sur ces profils. Chez RTE, les équipes d’études et d’ingénierie ont pour mission explicite le dialogue avec les services de l’État, les élus, les associations environnementales, le monde agricole et les riverains, alors que l’entreprise doit raccorder seize parcs éoliens en mer d’ici 2035. Chaque tracé de ligne souterraine ou aérienne suppose des mois de réunions avant le moindre coup de pelle.
Aux Pays-Bas, Enexis publie des postes d’Omgevingsmanager, l’équivalent néerlandais du chargé de concertation, pour ses chantiers de renforcement du réseau. En Australie, TransGrid, pour ses grandes lignes de transport, et Snowy Hydro recrutent aussi, avec un volet spécifique de relations avec les peuples autochtones ; Hambourg, Glasgow, Berlin, Sydney et Melbourne concentrent l’essentiel des offres.
Les profils recherchés
Les chargés de concertation viennent de la sociologie, de l’aménagement du territoire, des sciences politiques ou du journalisme, mais aussi de l’ingénierie. Les meilleurs savent expliquer un projet technique à une salle hostile, négocier avec une chambre d’agriculture et rédiger un bilan de concertation opposable. Les modèles de gouvernance partagée, où les habitants et les collectivités entrent au capital, gagnent du terrain et rapprochent le métier de l’énergie citoyenne. Les intitulés restent variés : chargé de concertation, responsable des relations territoriales, Stakeholder Manager ou Community Liaison Officer dans les offres internationales.
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